14 avril 2012
N° 41 - Avril 2012
Le caprice de l’interco est-il fini ?
Un caprice est une volonté soudaine, peu motivée logiquement et sujette à de brusques changements. Deux ans de fonctionnement démontrent que l’intercommunalité de Sevran, Tremblay-en-France et Villepinte est un caprice opportuniste et électoraliste. Rappelons que c’est d’une seule malheureuse voix que Villepinte a été entraîné dans cette aventure. 20 voix pour, 19 voix contre ; les 9 élus de l’opposition que nous sommes et 10 conseillers de la majorité municipale ont voté contre. Martine Valleton avait dit, dès le début, que cette intercommunalité n’avait pas de sens. Nelly Roland lui a donné implicitement raison en allant vers une autre structure intercommunale : le « Syndicat pour la restauration collective des communes de Villepinte/Gennevilliers/Saint-Ouen » pour financer une cuisine centrale à Gennevilliers d’où partiront les repas pour les cantines scolaires de Villepinte. Depuis le 09/01/2010 les Conseils communautaires se succèdent sous la Présidence de François Asensi, député des 3 Villes, avec une majorité, non plus divisée, mais fragmentée, « façon puzzle » dirait un tonton flingueur. Le président de ce Conseil tente de remettre de l’ordre : « Moi, quand on m'en fait trop j'correctionne plus : j'dynamite, j'disperse, j'ventile. » pourrait dire ce cinéphile averti. C’est ce qu’il a fait en remaniant « son » Conseil à la suite d’un « blocage » de certains élus de sa propre majorité de gauche le 07/02/2011. De nouveaux élus sont venus remplacer des précédents, mais ça coince toujours. A preuve l’homérique Conseil du 05/03/2012. Déjà que des élus de la majorité communautaire sont hostiles à la publication de beaux documents en couleurs, cette fois c’est sur le fond qu’ils attaquent et remettent en cause des projets de François Asensi. Que disent ces élus de sa majorité : les tableaux numériques, plusieurs centaines, dans les écoles vont coûter une fortune et leur installation ne sera pas évidente. Le projet du Colisée, une salle multifonctionnelle de 15 à 20.000 places, sera très difficile à financer. On parle de 170 millions d’euros. Les élus sevranais exigent plus de solidarité des 2 autres villes : Sevran a un budget à 20.000 euros près. Il faut savoir que le courant ne passe plus, depuis longtemps, bien avant le grotesque projet de grand stade de rugby, entre François Asensi et Stéphane Gatignon qui ne siège pas au Conseil communautaire, et qui aspire à une intercommunalité élargie, au-delà du pôle de Roissy, avec Aulnay-sous-Bois, de l’aéroport du Bourget à Clichy, Montfermeil et Livry-Gargan, quoique ...
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08 mars 2012
N° 40 - Mars 2012
Gouverner, c’est prévoir
Cela fait 4 ans que la majorité municipale pratique la politique de Gribouille, guidée par sa seule idéologie :
- des achats inconsidérés de matériels automobiles, le parc passant d’une centaine de véhicules en 2007 à 153, aujourd’hui, soit une cinquantaine de véhicules de plus depuis 2008. En moyenne une douzaine de véhicules supplémentaires par an, un par mois !
- des embauches massives, au nom de l’emploi et du service à rendre aux Villepintois. La masse salariale a tellement augmenté que Mme Nelly Rolland annonce, elle-même, qu’elle doit la baisser impérativement. Aveu d’un échec de sa politique aux frais des Villepintois. Réduire les revenus des agents communaux pour corriger des dérives budgétaires depuis 2008 ? C’est la majorité de gauche qui fait du personnel une variable d’ajustement.
Lors de la discussion du Budget de la commune, au Conseil municipal du 8 février dernier, nous avons voulu dire toutes les critiques que nous avions à formuler. Mme Nelly Roland nous a trouvés trop long et inintéressant. Impossible d’aller au bout de notre intervention. C’est la démocratie locale actuelle ! Il ne faut surtout pas dire que les finances de la Ville sont à bout de souffle.
La règle d’or d’un budget communal veut, que pour son fonctionnement, les recettes d’une commune soient supérieures aux dépenses. L’écart n’est plus que de 3,6 M€ en 2012. De 2001 à 2007, il était en moyenne de 5,7 M€.
Consciente, trop tard, de cette dérive, la majorité actuelle veut redresser l’autofinancement grâce à la réduction des charges de personnel. Étonnante déclaration pour une majorité dite de gauche.
De la même façon la politique d’abattements sur la taxe d’habitation qu’a Villepinte, la plus généreuse de l’ensemble des communes de Seine Saint-Denis, que nous devons à M. Lefort et à son équipe, dont faisait partie Martine Valleton, risque de disparaître à cause de l’intercommunalité. Si des Villepintois perdent cet avantage social, ils le devront aux majorités municipale et intercommunale de gauche.
La cerise sur le gâteau, c’est le poste des dépenses imprévues pour 2012 que la majorité municipale a fixé 8.671,00 €, pas plus, pas moins. Voilà où nous en sommes d’une déroute budgétaire prévisible et non anticipée.
Après avoir chanté tout l’été des 4 premières années de mandat, la majorité municipale doit maintenant valser.
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